samedi 14 mai 2011

Derniers moments.

Hola,

Voici notre dernier post en territoire latino. Dans quelques heures, nous prenons l'avion direction la maison.
Bien sûr nous sommes super contents de revoir la famille, les amis et en même temps, on a du mal à réaliser que c'est fini. Nous laissons derrière nous le continent sud-américain et toutes ces belles rencontres qui ont fait que cette aventure soit aussi formidable.

Avant de partir, encore un peu de rêve latino avec le récit de nos deux dernières semaines passées entre les andes et la côte nord.
Après Jatun yacu, nous avons débarqué à Baños, une station thermale réputée et dominée par le volcan Tungurahu. Ce dernier est très actif et projette régulièrement des cendres sur la ville. Et bien, nous n'y avons pas échappé! Nous sommes arrivés à Baños sous une pluie de cendres et dans une ville, pour le coup, presque déserte. Les gens qu'on a croisé portaient tous un masque et balayaient leurs trottoirs.
 Cela dit, cette ambiance quelque peu apocalyptique et poussiéreuse ayant fait fuir les touristes ( normalement baños est une des villes les plus touristiques du pays), nous avons eu la chance de nous prélasser dans les bains (dont l'eau naturellement chaude coule du volcan) au calme.
Après Baños, nous sommes remontés vers Latacunga. De là, nous avons passé deux jours dans le parc national du Cotopaxi. Nous voulions admirer le Cotopaxi qui est le plus haut volcan en activité au monde. Il culmine à 5898m. Le premier jour, nous sommes montés jusqu'au refuge ( 4810m) où nous avons pu observer le sommet lorsqu'il voulait bien se dévoiler! Un peu déçus de cette journée nuageuse où nous n'avons pas vu grand chose, nous avons été récompensés le lendemain par un temps plus dégagé qui nous a permis d'observer ce monstre de glace.
 Ensuite, nous sommes allés à Quilotoa admirer la lagune à l'eau bleu turquoise nichée dans le cratère d'un volcan.
 Enfin, nous avons rejoint la province d'Esmelradas sur la côte nord du pays. Nous avons séjourné dans les villages de pêcheurs de Súa, d'Estero de platano et de Monpiche. Nous avons passé quelques jours tranquilles entre baignades, dégustation de poissons, de crustacés et longues balades.
Estero del platano restera notre coup de coeur. Cette petite bourgade tranquille aux maisons en bois se trouve au bord d'une plage de sable de fin (et casi déserte) dominée par une forêt d'arbres tropicaux. Outre ce décor sublime, nous avons eu la chance d'être hébergés par Elsa, ses 5 filles et son fils et de partager des moments chaleureux  auprès d'eux. Cela dit, nous n'étions pas complètement des étrangers pour eux. Elsa est la fille de notre famille kichwa de Jatun yacu. Elle a quitté l'amazonie il y'a 18 ans et n'y est pas retournée depuis 4 ans. Nous étions en quelques sortes des messagers venus lui donner des nouvelles des siens. Emouvant comme rencontre...

On peut dire que jusqu'à la fin, l'Equateur nous aura comblé par la beauté de ses paysages et l'amabilité de ses habitants.  Maintenant, nous sommes à Quito. L'horloge tourne alors on  vous laisse car ce serait dommage de passer nos derniers moment devant un écran d'ordinateur...


Hasta muy pronto!


ps: Nous mettrons plus tard en ligne les photos de la côte car notre appareil photo a rencontré un petit soucis technique...

dimanche 1 mai 2011

Pagracho Jatun Yacu...

Alipuncha !!!

Une dernière balade en forêt à la découverte des plantes médicinales, un feu près de la rivière à chanter en kichwa et il est déjà temps pour nous de faire nos adieux à notre joyeuse tribu.
Vendredi, donc, nous sommes grimpés à l'arrière d'un pick-up emportant avec nous nos souvenirs (et quels souvenirs...)Nous leur sommes vraiment reconnaissants de nous avoir fait partager un petit bout de leur vie et de nous avoir tant appris sur leur culture, leur travail, la nature...

Voici un peu en vrac ce que nous n'oublierons pas:

- une vie isolée de l'agitation urbaine bercée par le chant des oiseaux (bon d'accord les poules et les coqs en sont pour beaucoup!)
- une vie rythmée par le soleil torride et les pluies torrentielles
- une vie qui commence à l'aube (dès 5 heures du matin, la petite maison est en ébullition.)
- des gens gentils, souriants et drôles (dont la vie pourtant rude ne les a pas rendus aigris.)
- des gens courageux qui travaillent très dur pour vivre
- un décor splendide de montagnes, de forêts, de rivières
- les insectes en tous genres (qu'on ne regrettera pas hormis les papillons magnifiques)
- la yuca (qui aura accompagné tous nos repas), ces oranges (hummmm, un régal!), les bananes (il y'en a de toutes sortes et de toutes tailles!)...
- les poules et coqs qui, tous les soirs à la tombée de la nuit, montent aux arbres pour dormir (mis à part un poulet qui dort avec les chiens près du feu!)
- le foot du dimanche qui réunit tout le monde ( et le fameux "25", alcool de canne dont certains rafolent...un peu trop, d'ailleurs!)


Et surtout, nous penserons souvent à ceux qui nous ont permis de vivre tout ça:
Ruby, Victor, Elena, Domingo, Carmela, Gloria, Judith, Samantha, cette chaleureuse famille avec laquelle nous nous sommes sentis si bien.
Les enfants de l'école avec qui nous avons passé de bons moments et beaucoup appris.
Et tous les cousins, voisins, habitants de Jatun Yacu ...

Merci à eux pour leur gentillesse!
Pagracho Jatun Yacu












dimanche 17 avril 2011

Jatun Yacu, épisode 2

Alinpuncha! (Hola!)

Depuis la dernière fois, nous avons quelques ramassages de Yuca et de cacao en plus à notre actif! Et aussi une nouvelle collection de piqûres d'insectes!

 Nous avons également assisté à une partie de pêche quelque peu radicale: la pêche à la dynamite! Le principe est simple: préparer une dynamite, la jeter à l'eau, attendre qu'elle explose pour ensuite aller dans l'eau ramasser les poissons qui n'ont pas survécu (et ce pour le plus grand plaisir des enfants!). Le genre de choses qu'on ne verrait pas par chez nous! Ensuite, on les fait cuire dans un bouillon et tout le monde partage ce petit festin, accompagné de yuca bien entendu!
En parlant de festin, nous avons fait des découvertes culinaires intéressantes et pu goûter (je n'irai pas jusqu'à dire "apprécier") des vers frits. Ruby les mange encore vivants et grouillants. J'avoue que là nous avons eu un blocage et renoncé à tenter l'expérience! Nous avons aussi goûté à un "caldo de Iguana" à savoir à de l'iguane cuit dans un bouillon. Et bien, c'est plutôt pas mal! Ça ressemble à du poisson mais en plus ferme. Sachant qu'ils mangent aussi des tortues, des rongeurs et des vers encore plus gros, je crois qu'on n'est pas au bout de nos surprises!
Pour mieux comprendre la culture, nous essayons d'en apprendre un peu la langue, le kichwa, du moins quelques mots (comme bonjour: Alipuncha; merci: yupaichami...). Les parents Domingo et Elena ne parlent quasiment que kichwa. Ruby, par exemple, parle kichwa avec ses parents mais espagnol avec ses soeurs. En fait, les parents semblent plus à l'aise en kichwa alors que les plus jeunes de leurs enfants manient mieux la langue espagnole.
Il y'a aussi un rendez-vous que personne ne manquerait dans la communauté et qui se passe tous les dimanches: le foot!
Tout le monde se réunit pour encourager son équipe. Il y'a différentes rencontres affrontant les équipes féminines et masculines de "Jatun Yacu" aux équipes des communautés avoisinnantes. Et ici ce n'est pas la bière qui coule à flot mais la "caña", une eau de vie de canne à sucre. Notre présence aux matchs ne passant pas inaperçue, on nous proposesouvent un "trago"à savoir une gorgée de ce brevage qui vous remet les idées en place (ou pas!) et qu'on ne peut pas refuser car comme ils le disent si bien "c'est pour vous faire partager nos coutumes locales". Comme quoi, on a beau être dans une communauté isolée de la selva equatorienne où dans un bled de France, l'engouement pour le foot et autour d'un verre sont des habitudes qui semblent universelles!

Enfin, au niveau de l'école, nous avons mis en place des ateliers d'échanges interculturels. Les enfants ont ainsi pu apprécier les dessins des enfants français pour ensuite en réaliser à leur tour. Ils ont également écrit des lettres à leur intention. En sport, nous essayons de leur apprendre des jeux que nous faisions à leurs âges comme la thèque. Ils adorent et s'y donnent à fond!
Shama shun!à bientôt!

dimanche 3 avril 2011

Llegada en Ecuador y en "Jatun Yacu"

Hola!

Nous sommes en Equateur depuis maintenant deux semaines et avons déjà fait de belles rencontres et découvertes.

Arrivée en Equateur:


La première ville où nous nous sommes arrêtés a été Villcabamba.
En arrivant ici,  nous savions que nous changions de pays mais nous étions loin de nous douter que la langue changerait aussi!
En effet, cet endroit sympathique, situé dans une vallée luxuriante appelée la vallée sacrée attire les "gringos hippies". Du coup, beaucoup d'écritaux sont en anglais et les gens vous saluent d'un "Hy!" ou d'un "good morning"qui nous ferait presque douter d'avoir passé, quelques heures plus tôt, la frontière équatorienne! A cela s'ajoute le fait que la monnaie du pays est le dollar américain. Bref, on est loin du dépaysement auquel on s'attendait! Cependant, l'endroit est vraiment agréable et les balades sympas n'y manquent pas.

Après cette étape "zen", nous avons pris le bus pour Cuenca, une jolie ville coloniale (classée au patrimoine mondial de l'humanité) célèbre pour ses fameux chapeaux de paille "les panamas".
 Puis, nous avons rejoint Guayaquil, la plus grande ville de l'Equateur, pour raccompagner nos amis à l'aéroport. Après un mois passé sur les routes sudaméricaines à la découverte de la vie locale, le temps était venu pour eux de regagner la France.
Nous ne nous y sommes pas attardés car Guayaquil est une vraie fournaise et n'est pas réputée des plus sûres. Dès le lendemain, nous avons pris la route pour Quito, capitale de l'Equateur. La ville se divise entre la partie coloniale et la nouvelle ville.
Le vieux Quito abrite de sublimes édifices et églises et reflète vraiment l'atmosphère "latino" des villes coloniales sudaméricaines.
 Le nouveau Quito ressemble plus à ces villes modernes où se succèdent les galeries commerciales, banques et hauts immeubles... Si dans le Quito colonial, on peut croiser les "mamitas" vêtues de leurs jupes plissées et portant le chapeau , dans la nouvelle ville nous nous fondons dans le décor!


Arrivée à "Jatun-Yacu", immersion au sein d'une famille et découverte de la vie dans "la selva":
Nous sommes arrivés à "Jatun Yacu" mardi dernier.

Nous sommes hébergés au sein d'une famille de la communauté, la famille de Ruby.
Nous avons beaucoup de chance car ce sont des gens adorables qui nous accueillent chez eux pour nous faire partager un bout de leur vie (une vie proche de la nature) et de leur culture "kichwa".
Il y'a deux habitations (en bois): l'une sert de cuisine et de lieu de vie et est aussi la chambre de Domingo et d'Elena, les parents. L'autre est le "dormitorio" et regroupe les chambres des filles ( Ruby a 15 frêres et soeurs mais seulement quatre vivent avec leurs parents! Et n'oublions pas Victor Andrès, le fils de Ruby, un petit bonhomme de 2 ans!). Nous dormons dans la chambre de Ruby ce qui montre à quel point nous sommes bien reçus.
Ici, il n'y a pas de toilette, toutes les necessités se font dans la nature! On se lave à l'aide du petit robinnet qui est dehors et mieux vaut oublier toute pudeur (ou attendre qu'il fasse nuit pour se laver!).
Nous mangeons tout ce qui pousse par ici: des bananes de toutes sortes, du "yuca" (une racine proche du manioc), de la papaye, du bambou...
 Le matin nous intervenons auprès de la petite école de la communauté.  Elle comporte une garderie pour les petits et quatre classes.
Nous donnons des cours au plus grands pour les familiariser à l'anglais. Le directeur a souhaité que nous intervenions à ce niveau là car c'est une matière importante au "colegio" (collège). Nous mettons également en place des jeux  tels que la "balle au prisonnier", du basket...Sur le principe de l'echange, nous organisons des ateliers pour leur transmettre un peu de notre culture.
Nous sommes ravis de venir tous les matins dans cette école perdue au milieu d'un décor verdoyant, afin de rencontrer ces enfants fort sympathiques et énergiques!

L'après-midi, chaussés de bottes et machette en main nous donnons un coup de main à Ruby et à sa famille . Ainsi, mardi nous sommes partis ramasser le "Yuca" cette racine qui ressemble beaucoup au manioc. Elle fait partie de l'alimentation de base des habitants de la "selva" (jungle). Après la récolte, nous avons préparé  la boisson locale à savoir la  fameuse "Chicha de Yuca". Pour cela, Elena a fait cuire le Yuca au feu de bois. Ensuite, on l'a écrasé avec une sorte de mortier de façon à donner une pâte. Puis, on l'a mâché et recraché afin de rendre la texture plus molle. Pour finir, il faut passer de l'eau et on obtient cette préparation plutôt spéciale pour notre palais!
Autre moment fort de la semaine, nous sommes allés ramasser le cacao chez la grand-mère de Ruby. Nous n'oublierons probablement jamais ce moment passé en sa compagnie et garderons en tête l'image de ce petit bout de femme âgée marchant pied-nus dans la jungle et armée de sa machette pour ouvrir le cacao. Un sacré personnage, un grand moment!

Pour décrocher le cacao mûr de l'arbre (qui est parfois très haut), il faut être habile et se munir d'une grande perche avec une lame au bout. Il faut ensuite l'ouvrir et le dénoyauter pour laisser sécher les graines. Enfin, on les chauffe (un peu comme les chataignes) pour pouvoir les éplucher.
Ruby et sa grand-mère vendent ensuite les graines de cacao tous les samedis à un organisme appelé "el proyecto" (le projet). Selon elles, ils payent mieux que les autres et semblent défendre des valeurs plus équitables au profit de l'agriculteur. Pourtant, le cacao est vendu à un prix dérisoire. Et ce qui est encore plus désolant c'est que le bon cacao est exporté à l'étranger alors que celui de moins bonne qualité reste au pays pour la consommation locale!

Voilà, il y'avait beaucoup à dire sur ce "post.
Etant complètement isolés (et déconnectés), nous reviendrons dans deux semaines pour vous en dévoiler plus!

La pagina espanola

Hola a todos y todas!

Acabamos de crear esta pàgina para todos los amigos encontrados en el camino latinoamericano! Asi podràn tener noticias de la asociacion, aunque no entiendan el francès.

Buenos, pues... hoy en dia, la asociacion Mas Lejos està acabando su primer pryecto "Siete meses en America latina". Concretamente, estamos viajando a unos lugares de Francia con los talleres, las fotos y nuestras historias que vivimos allà.
Parece que le gusta bastante a la gente francesa conocer màas de su pais. Tanto como a ustedes les gusto descubrir Francia con nosotros.

Ahora, lo que queremos es ayudar otros que quieren viajar a cualquier parte del mundo, pero que no saben como hacer, porque no tienen contactos alli, o no tiene bastante dinero... Pues nosotros, !en eso podemos ayudar!

Asi que, bueno, no duden en dejar comentarios para dar noticias o para hacer preguntas sobre la asociacion.
Un abrazo solidario,
"Mas Lejos"